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Aidez votre enfant à surmonter ses troubles de l'oralité

  • 13 janv.
  • 6 min de lecture

Dernière mise à jour : 21 janv.

Connaissez-vous cette tension à chaque repas ? Ces regards échangés avec votre enfant qui refuse catégoriquement la cuillère ? Ces négociations sans fin autour de la table qui transforment un moment de partage en un véritable défi quotidien ? Vous n'êtes pas seul(e). Je rencontre régulièrement dans mon cabinet de kinésiologie au Pian-Médoc des parents épuisés, culpabilisés, qui se demandent lors d'une consultation : « Pourquoi mon fils ou ma fille ne mange-t-il pas ? Que faire ? »

Pendant longtemps, on a cru que les difficultés alimentaires étaient juste une affaire d'éducation, de caprice ou de mauvaise volonté. Aujourd'hui, en tant que professionnels de l'accompagnement et de la santé, nous savons que les troubles de l'oralité sont une véritable pathologie développementale, avec des racines profondes souvent cachées. Heureusement, une prise en charge adaptée permet à chaque jeune enfant de retrouver le plaisir de l'alimentation. Cet article est né de ma conviction que vous méritez de comprendre ce qui se passe réellement dans la bouche de votre petit, et comment la kinésiologie peut vous offrir un chemin bienveillant vers le changement.


Troubles de l'oralité chez l'enfant

Troubles de l'oralité chez les enfants

L'oralité, ce n'est pas qu'une affaire mécanique consistant à ouvrir la bouche, mâcher des morceaux et avaler. C'est une fonction sensorielle, motrice, émotionnelle et énergétique complètement entrelacée. Elle commence même avant la naissance, quand votre bébé explore déjà ses sensations in utero.

Un trouble de l'oralité est une perturbation profonde de ce développement naturel. C’est quand le corps et l’âme de l’enfant ont appris, à un moment ou un autre, qu'avaler, c'est dangereux. Que la nourriture n'est pas sûre. Que recevoir de la bouche, c'est risqué.


Dans ce cas, votre enfant essaie simplement de se protéger. Les chiffres nous montrent que ce problème est fréquent : 20 % de la population française souffre d'une sensibilité excessive à certains aliments, et 25 % des enfants au développement normal présentent une hypersensibilité sensorielle en bouche. Chez les enfants autistes, ce chiffre grimpe à 80 %, et entre 50 et 80 % pour les enfants polyhandicapés. Vous n'êtes donc pas seul(e) face à ces difficultés.

Symptômes des troubles de l'oralité


Signes précoces à surveiller

Les signaux d'alerte peuvent apparaître très tôt dans la vie du jeune enfant. Il est important pour les parents et les professionnels de repérer ces indices :

  • Un refus catégorique de découvrir de nouveaux aliments ou de nouvelles textures.

  • Des difficultés marquées lors de la diversification alimentaire (passage de la purée aux morceaux).

  • Des hauts-le-cœur fréquents ou des vomissements au contact de certaines textures ou odeurs.

  • Une hypersensibilité de la bouche : l'enfant ne supporte pas d'avoir les mains sales ou refuse qu'un aliment spécifique touche sa langue.

  • Une sélectivité qui limite la quantité d'aliments acceptés à un groupe très restreint.


Différents types de troubles oraux


En consultation, nous identifions plusieurs facettes de cette pathologie :

  1. Néophobie alimentaire : le refus radical des aliments nouveaux.

  2. Sélectivité extrême : l'enfant ne mange que 3 ou 4 aliments « sûrs ».

  3. Hypersensibilité sensorielle : dégoût des textures gluantes, gélatineuses ou mouillées.

  4. Phagophobie : peur viscérale de s'étouffer, rendant chaque repas angoissant.





 « Le trouble de l’oralité est l’expression d’un corps qui tente de rester en sécurité. En kinésiologie, je n'impose pas de manger : j’aide le système nerveux à relâcher la mémoire du danger. » Valérie Garsaud.

Causes des troubles de l'oralité

Pour proposer des solutions durables, il faut identifier les causes réelles, souvent imbriquées.


Facteurs génétiques et environnementaux

Certains troubles de l'oralité alimentaire ont une origine organique claire :

  • Un reflux gastro-œsophagien (RGO) : chaque fois qu'il mange, l'enfant a mal, associant ainsi l'alimentation à la douleur.

  • Une allergie alimentaire ou une infection récurrente (angine, otite) : le corps réagit par défense car avaler devient une souffrance physique.

  • Le diabète gestationnel : l'enfant a pu intégrer inconsciemment que la nourriture est un danger potentiel, créant une méfiance dès la naissance.


Impact des troubles neurologiques et traumatismes

Le système nerveux enregistre les chocs de manière très primaire. Cela arrive souvent après un passage à l'hôpital :

  • Un enfant intubé ou ayant eu une sonde nasogastrique pendant plusieurs semaines ou mois. Le corps enregistre alors : « gorge = danger ».

  • Une fausse route traumatisante. Même des années après, le trauma persiste et l'enfant craint que les morceaux ne provoquent sa mort.

  • Des antécédents de bronchiolite avec des glaires étouffantes qui ont créé une peur de l'asphyxie.


Causes émotionnelles et lien à la mère

C'est un point que je traite souvent en cabinet : quand la cause est émotionnelle et relationnelle. La nourriture, c'est la mère. Si vous avez été enceinte avec une grande angoisse (perte, choc, deuil), votre enfant a baigné dans le cortisol. Son système nerveux a appris que le monde n'était pas sûr. Vos propres difficultés avec l'alimentation (anorexie, boulimie) ou des injonctions parentales reçues dans votre enfance (« finis ton assiette », « ne mange pas trop ») peuvent être transmises inconsciemment. Ce n'est la « faute » de personne, mais cette transmission d'émotion peut bloquer l'oralité de l'enfant.


Thérapies et traitements pour les troubles de l'oralité

Il est essentiel que les professionnels collaborent pour une prise en charge globale.


Approches thérapeutiques courantes et kinésiologie

L'orthophoniste travaille sur la motricité, la technique et les fonctions de la bouche. Mon objectif en tant que kinésiologue au Pian-Médoc est complémentaire : je cherche à libérer le blocage émotionnel et énergétique qui fait que le corps croit qu'avaler est dangereux.

  • Le test musculaire : cet l'un de mes outils majeurs. Il me permet de dialoguer avec le corps de l'enfant. Si le muscle fléchit, nous identifions un stress lié à l'alimentation ou à une mémoire traumatique.

  • La libération : par des mouvements, des points de réflexe et des respirations, on calme le système nerveux. Une fois l'émotion libérée, la rééducation par l'orthophoniste devient bien plus fluide et efficace. L'enfant reçoit enfin le « permis » émotionnel de progresser.


Rôle des parents et de l'environnement familial

Les parents sont les premiers acteurs des solutions. En consultation, je travaille aussi sur votre propre stress et votre culpabilité. Souvent, en libérant vos propres blocages, l'atmosphère du repas change au sein du groupe familial et l'enfant se détend naturellement.

À quoi s'attendre après quelques séances ?

  • Moins de hauts-le-cœur et plus de plaisir à table.

  • Acceptation progressive de nouvelles textures et des morceaux.

  • Augmentation de la quantité et de la variété des aliments.

  • Une vie de famille retrouvée, sans la peur constante du prochain repas.

Certains débloquent en 1 à 2 séances, d'autres ont besoin de 4 à 5 mois de suivi (environ une séance par mois). Chaque cas est unique, mais les progrès sont visibles sur la vie quotidienne.


Témoignage d'un de mes clients :


Avis SD : Un immense merci à Valérie pour son accompagnement exceptionnel auprès de ma fille et de moi-même. Grâce à sa douceur, son écoute bienveillante et son professionnalisme, nous avons vécu de véritables transformations. Chaque séance est un moment de recentrage, de libération et de mieux-être profond. Je recommande chaleureusement cette professionnelle passionnée, lumineuse et profondément humaine à toutes les personnes qui souhaitent avancer, se libérer et prendre soin d’elles en profondeur. Merci pour tout ce que vous faites.


Conclusion : Vous n'êtes pas seul(e)

Les troubles de l'oralité alimentaire ne sont pas une fatalité. Ils ont une histoire, une raison et une source que nous pouvons identifier ensemble. Mon expérience en cabinet me montre que lorsque l'on traite la source (émotionnelle, physique ou énergétique), l'enfant retrouve le chemin de l'alimentation sereine. Sur ce site, j'espère vous avoir apporté les informations nécessaires pour faire le premier pas.

Souhaitez-vous faire le point sur les difficultés alimentaires de votre enfant ? Je vous accueille avec bienveillance dans mon cabinet pour explorer ensemble ces blocages lors d'un bilan complet et retrouver la sérénité des repas.


Cet article a été rédigé avec bienveillance pour les parents en détresse face aux troubles de l'oralité de leur enfant. Si vous avez des questions, des retours, ou si vous souhaitez partager votre histoire, n'hésitez pas à me contacter.


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